Le 9 juin 2026, le Conseil régional de la Formation a donné le coup d’envoi de son cycle « Ouvrir la voie du Carrefour des compétences 2027 » en réunissant, aux Moulins de Beez, des directeurs généraux, responsables RH, informaticiens et opérateurs de formation autour d’une question devenue incontournable : quelles compétences numériques pour les pouvoirs locaux aujourd’hui… et demain ?

Regroupant un peu plus de 75 participants, cette première journée, organisée en collaboration avec Technofutur TIC, a posé les bases d’une réflexion appelée à se structurer dans le temps. Car derrière le numérique, il ne s’agit pas uniquement d’outils ou de technologies. Il s’agit bien d’une transformation en profondeur des métiers, des organisations et, plus largement, des manières de travailler ensemble.

Avant même d’aborder les solutions, les participants ont été invités à partager les principales difficultés qu’ils rencontrent dans leurs démarches de transformation numérique. Leurs réponses mettent en évidence des préoccupations très concrètes.

 

Retour sur la matinée du 9 juin

Dès la matinée, un point de vue s’est imposé. À travers la conférence d’ouverture de Stéphane Faulkner, Vice-recteur à l’Université de Namur, et la table ronde réunissant Gianfranco Verzini (Manager Pole entreprise chez Technofutur TIC), Vincent Pittard (Fondateur de Reputation 365 et accompagnateur au changement IA), Cécile Caputo (Coordinatrice de projet au sein du Smart City Institute, HEC Liège) et Chloé Riehl-Gerling (Responsable nationale de spécialité systèmes d’information et compétences numériques de base au CNFPT), le numérique est apparu comme un sujet stratégique, qui dépasse largement les services informatiques.

Conclusions et perspectives

Au fil de ces échanges, un fil rouge s’est progressivement dessiné. Si les compétences évoluent, alors c’est l’ensemble de la politique RH qui doit s’adapter comme l’a précisé en conclusion, Pierre Petit, directeur du CRF. Recrutement, formation, descriptions de fonction, organisation du travail : aucune de ces dimensions ne peut être pensée isolément. Cette réflexion sera au cœur de la prochaine étape du cycle, consacrée à la structuration d’une politique RH cohérente le 23 juin 2026.

Un autre élément a marqué cette journée : la force du partenariat. Loin d’un événement porté par un seul acteur, cette rencontre a reposé sur un écosystème riche et complémentaire, réunissant acteurs de la formation, de la recherche, du développement territorial et du terrain.

Technofutur TIC, Infopole, IDETA, le BEP, Technobel, le Smart City Institute, IGRETEC, le Réseau des Informaticiens Communaux, le CNFPT et l’Université de Namur ont chacun apporté une expertise spécifique, contribuant à une vision à la fois stratégique et opérationnelle du numérique dans les pouvoirs locaux.

Cette diversité n’est pas un hasard. Elle reflète une réalité : les défis à relever sont complexes et nécessitent des approches croisées. C’est précisément dans cette complémentarité et dans la co-construction que résident les solutions les plus pertinentes.

Cette première journée ne constitue donc pas une fin en soi. Elle marque le début d’un cheminement. Les enseignements tirés viendront nourrir les prochaines rencontres du cycle 2026 et, progressivement, alimenter le Carrefour des compétences 2027.

Car au fond, la question posée dépasse largement le numérique. Elle touche à la capacité des organisations publiques à évoluer, à s’adapter et à continuer à remplir leurs missions dans un environnement en transformation permanente.

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